Marcheurs de club

Marcheurs de club : pourquoi la descente fait hésiter tant d'entre vous, et pourquoi ce n'est pas une fatalité

Dans les montées, tout va bien. C'est quand le chemin redescend que le doute s'installe, et que le groupe prend de l'avance. Voici ce que les marcheurs en disent, pourquoi les genouillères habituelles déçoivent si souvent, et l'idée toute simple qui pourrait bien changer vos prochaines sorties.

Un groupe de marcheurs de club, vu de dos, dans une descente de sentier en forêt.

Jeudi matin, sur le parking du départ

Les voitures arrivent une à une. On se salue, on resserre ses lacets, on règle la longueur des bâtons. L'animateur annonce le parcours : une belle boucle, un peu de dénivelé, une pause au sommet.

Des marcheurs se saluent sur un parking de départ de randonnée, l'un règle ses bâtons, un autre lace ses chaussures.

Vous partez de bon cœur. La montée se passe bien. Vous discutez, vous tenez le rythme sans difficulté. Comme l'écrivait un randonneur sur un forum : « Dans les montées, je vole. »

Puis le sentier bascule.

Les cailloux roulent un peu sous la semelle. Le chemin tourne, se creuse, redevient pentu. Sans même y penser, vous ralentissez. Vous regardez où vous posez chaque pied. Vous plantez vos bâtons un peu plus fort. Vous descendez en biais, prudemment.

Devant, les conversations continuent. Le groupe s'éloigne de quelques mètres, puis davantage. Quelqu'un se retourne : « Ça va ? » Vous répondez que oui, bien sûr, que vous arrivez.

Et c'est vrai, vous arrivez. Mais vous arrivez derrière.

Le reste de la sortie, vous y repensez. À la prochaine descente. À celle de la fin, surtout, quand les jambes auront déjà quelques heures de marche.

Si vous vous reconnaissez, vous êtes loin d'être une exception

Sur les forums de randonnée, les mêmes mots reviennent, année après année. Ils viennent de marcheurs actifs, souvent expérimentés, qui racontent exactement ce moment.

L'un pose la question sans détour :

« Avez vous déjà eu peur de ne pas réussir à redescendre à cause de ce problème ? »

Un autre évoque, avec un humour un peu amer, le regard du groupe :

« je vous laisse imaginer la classe auprès des autres marcheurs... »

Un troisième finit par se demander :

« Suis je le seul dans ce cas là (ce que je ne pense pas)? »

Non, il n'est pas le seul. Et ce qui frappe, c'est que ces marcheurs ne parlent pas d'un genou qui les empêche de marcher. Ils marchent, et souvent beaucoup. L'un d'eux sort deux à trois fois par semaine.

Ils parlent de moments précis, toujours les mêmes : la descente, le terrain qui tourne, les cailloux, la fin de journée. Le reste du temps, tout va bien. C'est justement ce qui rend la chose si frustrante.

Ce que l'hésitation vous coûte vraiment

Le plus dur n'est souvent pas la descente. C'est ce qu'elle entraîne, sortie après sortie. Cela se passe presque toujours dans le même ordre.

  1. Le réflexe. Sur un terrain qui vous inquiète, vous vous protégez. Vous ralentissez, vous contrôlez chaque pas. C'est tout à fait normal.
  2. Le retard. Le groupe, lui, garde son allure. Un marcheur résume ce moment en quelques mots : « grosse perte de vitesse et de rythme ».
  3. Le regard des autres. Même bienveillant. Le « ça va ? » qu'on finit par redouter, et l'impression d'être celui ou celle qu'on attend.
  4. L'appréhension. Quand le programme de la semaine arrive, vous regardez le dénivelé avant le lieu de départ. Une marcheuse l'a écrit avec des mots très justes : « Le plus important est de se débarrasser de la peur (peur de devoir arrêter [...]) ».

C'est un cercle. Plus on doute, plus on ralentit. Plus on ralentit, plus on doute.

Et ce qui est en jeu dépasse largement une descente. C'est votre place dans le groupe. C'est le plaisir de la sortie du jeudi. C'est l'envie de continuer à marcher longtemps, avec les autres, à votre rythme.

Une marcheuse descend prudemment un sentier caillouteux avec ses bâtons, le groupe visible plus bas.

Non, ce n'est pas une fatalité

Face à ce genre de moment, on entend souvent la même petite phrase : « C'est l'âge. » Comme si la seule issue était de raccourcir les parcours, puis de laisser les autres partir sans vous.

Les marcheurs, eux, voient les choses autrement. Ils parlent de leur histoire bien plus que de leur âge. L'un écrit : « quasiment 50 ans de course à pied ont laissé des traces dans mes genoux ». Un autre se présente comme « ancien bûcheron », et ajoute : « autant dire que j'ai couru les bois une bonne partie de ma vie ».

Vos genoux ont beaucoup donné. Des années de marche, de travail, de sport, de chemins parcourus. Ce n'est pas une raison pour ranger les chaussures.

Certains le disent avec une belle obstination : « Mais je termine toujours mes étapes. » Ou encore : « Mais je ne désespère pas ».

Si votre genou vous inquiète, votre médecin ou votre kiné reste la bonne personne à consulter. Mais pour de nombreux marcheurs de club, la vraie question est ailleurs : comment retrouver assez de confiance pour descendre au rythme des autres ?

Pourquoi les genouillères habituelles déçoivent si souvent

La plupart des marcheurs dans cette situation ont déjà essayé quelque chose. Et leurs retours se ressemblent beaucoup.

Les bâtons, d'abord. Ils aident, et les marcheurs le reconnaissent : « Comme beaucoup, j'ai moins de problèmes avec les bâtons ». Gardez vos bâtons, ce sont de précieux alliés. Mais ils vous offrent un appui ; ils ne s'occupent pas de votre genou.

La genouillère classique, ensuite. Elle tient souvent bien, mais il faut l'enfiler, la positionner, serrer les sangles, ajuster les velcros. Sur un forum de course à pied, quelqu'un raconte l'avoir laissée de côté parce que « c'était un peu fastidieux à enfiler ».

Le manchon souple, enfin. Plus discret, plus agréable à porter. Sur le papier, c'est la bonne idée. Mais les acheteurs reviennent sans cesse sur le même défaut : il glisse. « Ils descendent systématiquement », résume un avis client. D'autres regrettent qu'il serre le haut de la cuisse, ou qu'il faille le racheter au bout de quelques mois. Et ce reproche ne date pas d'hier : « efficaces mais insupportables car elles ne restent pas en place », écrivait déjà quelqu'un à propos de ses genouillères, il y a plus de dix ans.

C'est là que tout se joue. Un maintien qui glisse ne fait pas que décevoir : il vous oblige à vous arrêter pour le remonter. En pleine descente. Pendant que le groupe continue.

Autrement dit, il ajoute exactement ce que vous vouliez éviter : un arrêt de plus, un retard de plus, un doute de plus.

Ce qui a déçu tant de marcheurs, ce n'est donc pas l'idée du maintien. C'est tout ce qu'il fallait régler autour. Des sangles à serrer, des velcros à ajuster, un manchon à remonter : à chaque fois, quelque chose vous oblige à penser à votre genou, alors que vous voudriez simplement penser au chemin.

D'où une question toute simple : et si le bon maintien était celui auquel on n'a jamais besoin de penser ?

Pour comprendre la réponse, il faut remonter à 1914, et à 2,60 mètres de tissu.

1914 : 2,60 mètres de bande à enrouler

Octobre 1914. Pour remplacer leurs jambières de cuir, les soldats français reçoivent des bandes molletières : de longues bandes de tissu d'environ 2,60 mètres, à enrouler autour de chaque jambe, de la cheville jusque sous le genou.

Illustration à la plume de jambes de soldats de 1914 enroulées dans des bandes molletières.
Illustration

Leur rôle : tenir la jambe pendant les longues marches. Le Musée canadien de la guerre rappelle qu'elles « soutiennent la cheville ».

Mais il fallait savoir les enrouler. Bien serrées, sans trop. Bien droites, sans plis. Un passionné d'histoire raconte qu'elles ont valu « des milliers d'heures de salle de police à ceux qui ne savaient pas bien les enrouler ». Et par temps de pluie, elles se gorgeaient d'eau. Elles sont pourtant restées dans l'uniforme jusqu'en 1940.

Cette histoire dit une chose simple. Les marcheurs ont toujours cherché à tenir leurs jambes. Ce qui change, c'est la façon de le faire.

Un maintien qui demande trop d'attention finit par devenir une corvée. C'était vrai avec les bandes molletières. C'est encore vrai aujourd'hui avec les sangles à serrer et les manchons qui glissent.

Le maintien auquel on n'a pas besoin de penser

C'est tout le principe de ce maintien de marche pour le genou et la jambe. Pas de bande à enrouler. Pas de sangle à serrer. Pas de velcro à ajuster. Un maintien long, pour le genou et la jambe, que l'on enfile le matin et que l'on oublie jusqu'au retour.

Voici comment il est conçu.

Il s'enfile comme une chaussette longue. Vous le glissez sur le pied, vous le remontez le long de la jambe jusqu'en haut de la cuisse. C'est tout. Rien à régler, rien à attacher.

Un élastique doublé de silicone antiglissement, en haut de la cuisse. C'est la réponse au premier reproche fait aux manchons : glisser. Cette bande est conçue pour que le manchon reste en place pendant la marche, sans que vous ayez à le remonter.

Une compression ciblée autour du genou. Le tricot enveloppe le genou comme une seconde peau et apporte une sensation de maintien à l'endroit qui compte, sans rigidité et sans gêner la flexion.

Une compression intégrée au niveau du mollet. Le maintien ne s'arrête pas au genou : il accompagne toute la jambe, du haut de la cuisse jusqu'au bas de la jambe.

Un tissu élastique, léger et résistant. Il suit vos mouvements et se porte aussi bien sous un pantalon de randonnée qu'avec un short.

Un marcheur d'une soixantaine d'années descend un sentier en forêt avec ses bâtons, la paire de maintiens de marche portée sur les deux genoux, du haut de la cuisse au bas de la jambe.
Illustration

Ce que cela change sur le sentier

Un genou maintenu à chaque pas. Dans la descente, sur les cailloux, dans les virages du sentier, vous sentez votre genou accompagné. À propos d'un manchon de ce type, un utilisateur décrit cette sensation très simplement : « je ressens beaucoup moins de faux mouvements au niveau du genou ».

Un confort qui se fait oublier. Pas de sangle qui marque, pas de velcro qui accroche le pantalon, pas d'arrêt pour tout réajuster. Vous l'enfilez sur le parking, et votre attention peut revenir là où elle doit être : sur le chemin.

Une confiance retrouvée. C'est là que tout se rejoint. Quand vous n'avez plus à penser à votre genou, vous pouvez penser à la descente, au paysage, à la conversation. Quelqu'un qui porte des maintiens de ce type depuis un an le résume ainsi : ils lui permettent « de [se] sentir plus en confiance lors des randonnées ».

C'est exactement ce qui manquait dans la scène du début. Pas un genou neuf. Juste assez de confiance pour descendre avec les autres, et finir la sortie comme vous l'avez commencée.

Un groupe de marcheurs de club descend ensemble un chemin ensoleillé à flanc de colline, en discutant.

Ce n'est pas un miracle. C'est un maintien.

Soyons honnêtes : des promesses trop belles, vous en avez sans doute déjà entendu. Les marcheurs le disent eux aussi : « pas de solution miracle ».

Ce maintien ne soigne rien. Il ne remplace ni votre médecin, ni votre kiné, ni une genouillère qui vous a été prescrite. Il ne remplace pas non plus vos bâtons.

C'est un équipement de marche. Il fait une seule chose, mais il la fait sans vous demander d'y penser : maintenir votre genou et votre jambe, du départ au retour.

Gardez vos bâtons. Ajoutez le maintien.

Les questions qu'on se pose avant d'essayer

« Encore un manchon qui va glisser ? » C'est la bonne question, et c'est pour cela que la bande en silicone antiglissement existe : elle est conçue pour tenir le haut du manchon en place pendant la marche.

« Il va me serrer la cuisse ? » La taille se choisit d'après le tour de cuisse, mesuré à environ 13 cm au dessus de la rotule : de 34 à 37 cm pour le S, de 37 à 41 cm pour le M, de 41 à 46 cm pour le L, de 46 à 54 cm pour le XL et de 54 à 62 cm pour le XXL. Une taille adaptée maintient sans comprimer désagréablement. Retours possibles sous 30 jours.

« C'est compliqué à enfiler ? » Non. Il se glisse comme une chaussette longue, sans sangle ni velcro. Pas de geste technique, pas de réglage.

« Porter un maintien, ça ne va pas affaiblir mes muscles ? » Ce maintien est fait pour les jours de sortie, pas pour être porté en permanence. Il accompagne votre marche ; il ne remplace ni l'activité physique ni les exercices que votre kiné peut vous conseiller.

« Ça se voit ? » Il se porte sous un pantalon de randonnée, en toute discrétion, ou avec un short si vous préférez.

« Et quand il fait chaud ? » Le tissu est léger et élastique.

« J'ai déjà une genouillère prescrite. » Continuez à la porter comme votre médecin vous l'a indiqué. En cas de doute sur ce qui vous convient, demandez conseil à votre médecin ou à votre kiné.

Pour vos prochaines sorties

Si la descente vous fait hésiter, si vous avez déjà essayé une genouillère qui glisse ou qu'il faut sans cesse régler, si vous voulez simplement continuer à marcher avec votre club, à votre rythme : ce maintien de marche mérite que vous y regardiez de plus près.

Découvrez comment il est fait, comment choisir votre taille en mesurant votre cuisse, et comment le porter dès votre prochaine sortie du jeudi.